Les pronostics sportifs gratuits du jour oddslot Pronostic Sportif Professionnel

Le blog des tendances retail

nouveau retail chez Sezane

Retail : c’est le client qui commande !

0

nouveau retail chez SezaneAutrefois simples espaces de vente où le produit primait, les boutiques d’aujourd’hui réinventent le contact avec le client et soignent leur storytelling. Certaines vont même plus loin en proposant au consommateur des collections réalisées sur mesure, à la demande. Une manière habile de contrer l’image désastreuse de l’industrie de la mode, très polluante et source de gaspillage.  

« La tendance est aux endroits ouverts, chaleureux, mixtes, anti-élitistes, déclarait Rémy Oudghiri, sociologue, fin 2019 dans le magazine Elle. On demande aux boutiques de devenir des lieux d’émotion, de voyage, d’apprentissage ou d’expérience. L’enjeu est de créer l’événement pour animer une communauté de clients ». C’est le pari réussi de l‘iconique marque Sézane, qui a lancé en octobre dernier un 2e espace de vente aux Batignolles. Des vêtements bien sûr, mais aussi une conciergerie, un service de retouches, des casiers à clés pour recharger son portable, un coin café… sans oublier l’indispensable preuve que l’enseigne est engagée dans le développement durable : un corner dédié au recyclage des articles usés.

Conception « on demand »

Car la dimension environnementale est de plus en présente dans l’habillement, voire même incontournable. Une étude de mars 2019 de l’Ademe montrait que 34 % des Français optent désormais pour des produits ayant moins d’impacts sur l’environnement ».

Face à ces nouvelles préoccupations des clients, l’une des pistes explorées par les marques est la fabrication à la demande, à l’image de la marque « Réuni ». Sur son site, la marque affiche son engagement : des produits coconstruits grâce à des questionnaires envoyés aux clientes, des matières éco-responsables et une fabrication à la demande. « L’idée est de produire uniquement ce que nos clientes commandent (pas de surplus = pas de soldes = prix juste toute l’année). Chaque nouveau produit sera disponible en précommande pour une période de 3 semaines. Une fois la période terminée, on arrête de prendre les commandes et on lance la production. Quelques semaines plus tard, nos clientes reçoivent leur produit dans leur boîte aux lettres. »

Les marques de cosmétiques s’y mettent aussi. Fonds de teint Lancôme personnalisés élaborés selon la carnation de la femme, crème à réaliser chez soi grâce à des capsules choisies en fonction du type de peau (L’Occitane)… le secteur de la beauté intègre désormais plus de souplesse dans les process de fabrication, moins de stock et de gaspillage et surtout des possibilités de personnalisation séduisantes pour les consommateurs.

L’industriel Lectra vient d’ailleurs d’être primé pour sa nouvelle offre « Mode à la demande par Lectra. « Cela permet aux entreprises de mode de produire des vêtements personnalisés aussi vite que du prêt-à-porter, et sans générer de stocks puisque les articles ne sont fabriqués que dans les quantités commandées”, explique Holger Max-Lang, directeur Europe du Nord et de l’Est, Moyen-Orient, de Lectra, dans le journal La Tribune. « Cette solution intégrée et clé en main automatise la production à la demande, de la réception des commandes à la salle de coupe, en passant par les phases de développement produit. Les entreprises peuvent définir les critères et niveaux de personnalisation pour chaque article selon le package produit, puis lancer la production immédiatement”.

Ces nouvelles technologies répondent aux préoccupations des consommateurs en limitant la matière première utilisée et le gaspillage de stocks invendus.

Le marché glisse du produit vers le service

Si la fabrication à la demande reste marginale aujourd’hui, un autre modèle original émerge. Il s’agit de promouvoir l’usage plutôt que la possession. Certaines enseignes proposent des services de location. Ikea expérimente ce schéma avec une offre de location de mobilier, ou encore le Bon Marché dans le secteur des vêtements de luxe. Des marques plus abordables le font aussi comme Bocage, American Eagle. Moyennant un forfait mensuel, la cliente dispose de plusieurs articles et les rend en fin de période.

Ces initiatives seront-elles économiquement viables ? Il est encore trop tôt pour le dire. Ce qui est certain en revanche, c’est que face au e-commerce, les points de vente physiques réinventent leurs formats. Si le produit reste présent, on lui adjoint d’autres manières d’attirer le consommateur et de lui faire vivre cette fameuse « expérience client » tant recherchée. Citons Kiabi qui teste à Reims « L’atelier, du bonheur à partager ». Dans cet espace DIY, les femmes apprennent à prolonger la durée de vie des vêtements, avec des cours de couture, customisation et création. Leroy-Merlin est sur la même stratégie. Dans le quartier emblématique du Marais, l’espace « Make it » permet aux Parisiens de venir y effectuer leur bricolage avec possibilité, moyennant finance, d’accéder à des conseils de pro et d’acheter certains produits. Une idée maligne qui répond parfaitement au manque de place des logements parisiens, où il est difficile de stocker des outils, et à la tendance valorisante du faire soi-même.

Quant aux gourmands, ou citadins pressés en mal de petits plats mijotés, ils peuvent désormais tester en direct les produits Picard. Certains points de vente de la marque de surgelés ont aménagé un coin repas où les clients mangent sur place.

Tous ces exemples convergent : donner du sens à l’acte d’achat, être transparent et sincère sur sa démarche environnementale, et proposer des expériences inédites. Les magasins n’ont pas fini de nous étonner !

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Séduire, innover et rentabiliser votre point de vente